Choisir un téléphone de bureau quand tout le monde a un mobile
Le poste fixe devait disparaître il y a dix ans. Il est resté, pour trois raisons précises — et l’une d’elles est la seule chose qui fonctionne encore quand la liaison tombe. Comment choisir, et quand ne pas en acheter.
La question revient à chaque projet, et elle est posée avec un peu de gêne : « a-t-on encore besoin de téléphones ? » Elle mérite mieux qu’une réponse commerciale, parce que la bonne réponse est parfois non.
Les trois raisons pour lesquelles le poste est resté
- Il fonctionne quand rien d’autre ne fonctionne. Un poste SIP raccordé à un Edge local sonne pendant une coupure Internet. Une application mobile, non — elle est réveillée par les notifications d’Apple et de Google, qui ont besoin du réseau. Sur un site où le téléphone est un équipement de sécurité, ce n’est pas un détail de confort.
- Il est attaché à un lieu, pas à une personne. Un quai, un accueil, une salle de soins, un couloir : on veut que l’endroit ait un numéro et que la personne présente réponde. Un mobile ne fait pas cela.
- Il ne partage pas son processeur. Huit heures d’appels par jour sur un ordinateur portable qui compile, met à jour et lance des visioconférences, cela s’entend. Un poste ne fait qu’une chose.
Ce qu’il faut regarder, dans l’ordre
- Le combiné et le haut-parleur. C’est 90 % de la satisfaction et c’est ce qui ne se lit pas sur une fiche technique. Demandez un poste de test et faites-le utiliser une semaine par la personne qui téléphone le plus.
- Le provisionnement automatique. Le poste doit pouvoir recevoir sa configuration à distance, sans que quelqu’un aille bureau par bureau. Sans cela, chaque changement d’organisation devient une tournée.
- Le nombre de touches programmables. Un accueil qui transfère toute la journée veut voir l’état de dix collègues sur des touches, pas naviguer dans un menu. Un poste de bureau ordinaire n’a besoin de rien de tout cela.
- Le port Ethernet en sortie. Il permet de chaîner l’ordinateur derrière le poste et d’économiser une prise murale. C’est trivial et cela décide de la faisabilité d’un déploiement dans un bâtiment ancien.
- L’alimentation par le câble réseau. Si vos commutateurs la fournissent, un poste alimenté ainsi supprime un bloc secteur par bureau — et il reste alimenté sur l’onduleur de la baie, ce qui est le vrai intérêt.
Le meilleur poste est presque toujours celui que vous avez déjà. La question utile n’est pas « lequel acheter » mais « lesquels garder ».
Quand ne pas en acheter
Il y a des situations où le poste fixe est une dépense inutile, et nous le disons en réunion :
- Une équipe entièrement en télétravail ou en déplacement. Un casque correct et l’application font mieux, pour moins cher.
- Un site sans accueil physique et sans astreinte. S’il n’y a rien à perdre pendant une coupure, l’argument principal du poste disparaît.
- Un bureau où deux personnes partagent un espace de moins de dix mètres carrés. Deux haut-parleurs à trois mètres l’un de l’autre est une mauvaise idée que le matériel ne rattrapera pas.
Ce que Konvoice reprend
Konvoice provisionne les postes SIP standards : Yealink, Fanvil, Grandstream, Poly, Snom, les modèles Cisco compatibles SIP, les bases DECT multicellulaires et les adaptateurs analogiques pour les équipements qui ne peuvent pas être remplacés — un téléphone antidéflagrant, un interphone de quai, un ascenseur.
Nous relevons votre parc avant la signature et nous vous disons quels modèles, s’il y en a, ne suivront pas. C’est une liste que nous préférons donner avant le contrat : découvrir trois semaines après la bascule que quarante postes doivent être remplacés est une façon assez sûre de perdre la confiance d’une DSI.